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Concours de jingle « Grenadye Alaso » : le Ministère de la Culture n’a retenu aucun jingle parmi 117 propositions.

todayMay 17, 2026

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La décision du Ministère de la Culture et de la Communication (MCC) de rejeter les 117 œuvres soumises dans le cadre du concours de jingle « Grenadye Alaso / Mondial 2026 » provoque une vague d’indignation dans le milieu culturel et musical haïtien.

Après plusieurs séances d’évaluation dirigées par un jury présidé par Lionel Benjamin, aucune composition n’a été retenue. Une conclusion qui choque de nombreux observateurs et artistes, qui dénoncent un véritable manque de respect envers les créateurs ayant participé à cette initiative nationale.

Comment expliquer qu’aucune des 117 œuvres soumises ne soit jugée digne de représenter Haïti pour la Coupe du Monde 2026 ? Faut-il comprendre qu’il n’existe plus aucun talent capable de produire une œuvre de qualité dans le pays ? Pour plusieurs acteurs du secteur culturel, cette décision est difficile à accepter.

Des compositeurs, producteurs et chanteurs ont investi du temps, de l’argent et de l’énergie dans ce concours avec l’espoir de contribuer à un projet patriotique et historique. Aujourd’hui, beaucoup se sentent humiliés et méprisés.

Le plus troublant dans cette affaire reste l’annonce du MCC évoquant la possibilité d’un « appel d’offres restreint auprès de professionnels ». Une déclaration qui soulève de nombreuses interrogations :
Le concours était-il réellement transparent dès le départ ?
Les dés étaient-ils pipés ?
Pourquoi lancer un concours national ouvert à tous si, au final, seuls quelques professionnels sélectionnés pourraient être sollicités ?

Cette situation envoie également un message dangereux à la jeunesse artistique haïtienne :
« Vos efforts et votre créativité ne valent rien. »

Dans un pays où la musique demeure l’une des plus grandes richesses culturelles, plusieurs citoyens estiment que cette décision constitue une gifle pour toute une génération d’artistes qui cherchent à faire rayonner Haïti malgré les difficultés.

Aujourd’hui, le débat est lancé :
Le jury a-t-il réellement évalué les œuvres de manière juste et objective ?
Ou assiste-t-on à une nouvelle démonstration d’exclusion et de favoritisme dans le secteur culturel haïtien ?

 

Dominique Beldor.

Written by: pradm

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