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Voici ce qui a vraiment causé le clash entre Anie Alerte et le promoteur Gédem’s

todayOctober 23, 2026

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Tout le monde a vu la vidéo. Depuis dimanche, les images de la confrontation entre Anie Alerte et le promoteur Édouard Francklin Gédem’s, de BB Muzik, circulent partout : on y entend le promoteur traiter la chanteuse de « kokorat a zèl » en coulisses du bal de Nanterre. Mais que s’est-il passé exactement avant que les caméras ne tournent ? Retour sur la chaîne d’événements qui a mis le feu à la soirée « Kompa Live », le samedi 17 octobre 2026 à l’Espace Chevreul de Nanterre, près de Paris, où Anie Alerte se produisait avec son groupe Zile, aux côtés du chanteur Antonny Drew.

Tout part d’un cachet impayé

Selon le récit d’Anie Alerte, livré dans l’émission Sak Cho de Guy Wewe, le point de départ n’est pas son propre paiement, mais celui d’Antonny Drew. Après le spectacle, le chanteur invité peinait à obtenir son cachet. La chanteuse affirme être intervenue auprès du promoteur avec une demande précise : « M di Gédem’s, pito pa peye ZILE, se peye Antonny » — payez Antonny avant même de payer mon groupe. Drew, ému aux larmes selon elle, aurait fondu en pleurs avant qu’elle ne le réconforte et n’exige son règlement sur-le-champ.

La structure du booking explique une partie du blocage : des documents circulant sur les réseaux sociaux montrent un avenant de contrat évoquant une avance de 60 % pour Antonny Drew, signé par Jean Junior Boutin, le manager de Zile. Anie Alerte souligne que la rémunération de Drew ne relevait aucunement de sa responsabilité personnelle — son manager a confirmé qu’elle ne devait aucune somme au chanteur — et elle évoque des difficultés liées aux transferts d’argent entre la France et les États-Unis. C’est dans ce contexte tendu, autour de l’argent restant dû après le bal, que l’échange avec Gédem’s a dégénéré en insultes.

Le lendemain, Antonny Drew a confirmé l’ampleur de la soirée dans un message publié sur Facebook, où il dit être resté sur place jusqu’à 8 heures du matin et signale que son véhicule a été endommagé sur le parking. Épuisé, il y évoque la possibilité d’arrêter la musique : « J’ai envie d’arrêter la musique… ce qui me rendait très heureux autrefois est lentement en train de me tuer. »

Ce que répond le promoteur

Gédem’s et BB Muzik sont intervenus sur Télé-Antilles pour présenter leurs excuses à Anie Alerte pour les propos tenus, tout en donnant leur version de la cause du clash : selon eux, la soirée a été un échec financier, et le paiement d’Antonny Drew relevait du management de Zile, pas du promoteur. Interrogé sur le versement intégral des sommes dues, Gédem’s a déclaré : « Je ne veux pas dire en intégralité… L’artiste a été payée », tout en affirmant que le contrat avait été respecté. Il reproche en outre à la chanteuse d’avoir perturbé le déroulement du programme pendant près de deux heures, et minimise la portée de l’expression « kokorat a zèl » employée à son égard.

Anie Alerte conteste cette version point par point. Elle affirme n’avoir insulté personne, soutient que c’est Gédem’s qui l’a insultée à plusieurs reprises, déclare avoir contacté la police et assure disposer d’une preuve vidéo. Elle prévient qu’elle est prête à saisir la justice française si le promoteur continue de diffuser ce qu’elle qualifie de mensonges à son sujet.

Au final, les deux camps s’accordent sur un seul point : tout a commencé par une question d’argent resté impayé après le bal. Pour le reste — qui devait payer Antonny Drew, si Anie Alerte a été réglée en totalité, et qui a franchi la ligne le premier — les versions restent opposées, et l’affaire pourrait désormais se poursuivre devant la justice.

Written by: pradm

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