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Yo Hit Radio Listen Live - The best Haitian hits 24/7!
La bataille judiciaire opposant le musicien haïtien Fabrice Rouzier à l’artiste franco-haïtien Joé Dwèt Filé et à la star nigériane Burna Boy connaît un nouveau tournant. Après le dépôt de plainte de M. Rouzier devant un tribunal fédéral de New York pour violation de droits d’auteur, la défense de Joé Dwèt Filé a enfin rendu publics ses documents légaux.
Cette mise à jour éclaire la stratégie juridique de l’artiste, qui conteste fermement les accusations portées contre lui.
En avril 2025, Fabrice Rouzier a saisi la justice américaine, accusant Joé Dwèt Filé d’avoir utilisé sans autorisation des éléments sonores et visuels de sa chanson emblématique « Je Vais » (2002) dans le morceau « 4 Kampé », puis dans « 4 Kampé II » avec Burna Boy.
Selon la plainte, Joé aurait d’abord reconnu la contrefaçon après une mise en demeure, avant de sortir une nouvelle version aggravant l’infraction.
Rouzier réclame :
des dommages-intérêts compensatoires et exemplaires,
l’interdiction d’exploiter son image ou son œuvre,
la destruction de toutes les copies des deux titres contestés.
La réaction de Joé sur Instagram, provocatrice et ironique, avait déjà montré que l’artiste comptait se défendre vigoureusement. Les documents déposés par ses avocats confirment désormais cette posture.
Les nouveaux documents judiciaires révèlent une stratégie offensive et méthodiquement structurée.
Voici les points les plus importants à retenir.
La défense attaque directement le cœur du dossier : la validité même du copyright invoqué par Fabrice Rouzier.
Selon les avocats de Joé :
Les enregistrements de copyright effectués en 2025 pour « Je Vais » seraient erronés ou trop tardifs.
Certains dépôts seraient incomplets, mal remplis ou juridiquement non valides.
Cela pourrait rendre la plainte irrecevable, car les droits revendiqués ne seraient pas correctement protégés par la loi américaine.
Cette approche vise clairement à faire tomber le procès sur un vice de procédure, avant même d’aborder la question de la musique elle-même.
Oui, la défense admet que des éléments de 1 à 6 secondes provenant de « Je Vais » se retrouvent dans les versions de 4 Kampé.
Mais elle soutient que :
ces extraits sont minimes,
fragmentés,
et insuffisants pour constituer une violation de droits d’auteur.
Ils parlent d’une utilisation « microscopique », ne représentant pas une portion significative ou reconnaissable de l’œuvre originale.
L’un des piliers de la défense est l’invocation du fair use, un concept juridique américain permettant l’utilisation limitée d’une œuvre protégée dans certains contextes.
Joé et son équipe affirment que les extraits utilisés :
sont transformés,
n’affectent pas la valeur commerciale de « Je Vais »,
et entrent dans le cadre d’un usage permis par la loi américaine.
C’est un argument puissant mais qui dépend toujours de l’interprétation du juge.
Selon la défense, Fabrice Rouzier ne serait pas le seul détenteur légal des droits de « Je Vais ».
Ils prétendent que :
plusieurs personnes ou entités auraient des droits sur cette chanson,
Joé aurait obtenu une autorisation implicite ou explicite auprès de certains d’entre eux.
Cette ligne de défense vise à démontrer que Fabrice n’avait pas l’autorité exclusive pour poursuivre.
Un autre point soulevé :
Les œuvres incriminées auraient été produites, publiées ou utilisées avant que Joé Dwèt Filé ne soit soumis aux juridictions américaines, ce qui selon eux limiterait la portée de la plainte.
La défense soutient que le délai légal (statute of limitations) pour intenter une action aurait été dépassé.
Cela constituerait, si accepté, un motif automatique de rejet.
À la fin de leur argumentaire, les avocats de Joé demandent :
le rejet complet de toutes les accusations,
et que Fabrice Rouzier soit condamné à payer les frais d’avocats.
Il s’agit d’une contre-attaque claire qui montre que Joé ne compte pas transiger ou reconnaître la moindre faute.
Entre un producteur haïtien très respecté défendant la valeur du patrimoine musical national, et un artiste international qui mobilise la communauté haïtienne à ses côtés, le dossier est devenu une affaire symbolique autant que juridique.
Les prochains mois seront décisifs.
Le tribunal devra trancher entre :
une réclamation pour protection d’un classique de la musique haïtienne,
et une défense qui joue sur la validité du copyright, les limites du fair use, et les défauts procéduraux.
Quoi qu’il arrive, cette affaire s’annonce comme l’une des plus suivies dans l’industrie musicale haïtienne et francophone pour l’année 2025.
Written by: pradm
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